Le Brésil s’est réveillé lundi avec ses deux candidats pour le second tour: La présidente en place Dilma Rousseff du Parti des Travailleurs, le parti au pouvoir depuis 2002, et Aécio Neves, l’obscur gouverneur du deuxième état le plus peuplé du pays, du PSDB (le Parti Socialiste Du Brésil) dont le dernier représentant aux commandes de l’état était FHC (Fernando Henrique Cardoso), celui qui, donc avait abandonné les rênes du pouvoir au PT.

On comprend mieux pourquoi la principale perdante de ce premier tour, Marina Silva, s’était présentée comme étant une « alternative crédible » pour le Brésil. Cependant, et le Brésil n’échappe pas à la règle, personne n’ignore que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, ceci dit sans vouloir l’offenser, Marina Silva a du mal à échapper à la règle autant qu’elle en a à faire oublier son passé de fondatrice du PT où elle aura fait avec brio, à l’époque, une grande partie de sa carrière commencée aux côtés de Chico Mendes, l’activiste défenseur de la forêt amazonienne et des droits de ceux qui en vivent. Elle  avait ensuite été nommée ministre de l’environnement par Lula durant son premier mandat et elle le restera jusqu’en 2008.

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À ses débuts, celle qu’ai appelait la « seringuera »..

 

C’est ensuite que les choses se gâtent un peu. Toutes ses tentatives pour voler de ses propres ailes, que ce soit en se présentant en 2010 (atteignant déjà les 20% !!) sous la bannière du Parti Vert ou en créant son propre parti quelques temps plus tard, échouent dans les mêmes eaux. On pourrait donc dire que, pour résumer, Marina, et sous une bannière différente à chaque fois, c’est 20%. Les mêmes 20% qu’elle a obtenus dimanche sous celle du Parti Socialiste Brésilien et qu’aujourd’hui, comme d’habitude elle s’apprête à monnayer chèrement.

Est-ce à dire qu’il y a 20% de la population brésilienne qui est évangélique ?? On peut le craindre mais si tel était le cas, on peut penser que Dilma à déjà perdu les élections… car la droite est revancharde et ne pardonne rien… suivez son regard !!!

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Oui, on est d’accord, ça fait titre de polar, mais il semblerait que ce qui s’est passé ces derniers jours à Fortaleza ne soit pas qu’une extension du domaine de la lutte. Lutte qui oppose depuis 29 jours maintenant, des gens qui manifestent contre le projet de destruction d’une partie du parc écologique du Rio Coco.

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Le parc est réellement intégré à la ville, c’est son poumon, son air conditionné, sans lui, la ville, dont la température ambiante ne cesse d’augmenter à cause de la barre d’immeubles sur le front de mer qui coupe le vent venant du large, deviendra vite étouffante et impossible à vivre. Il s’agit, de plus, d’une zone normalement protégée et qui représente tout de même un peu plus de 1000 ha en plein coeur de la ville. Protégée, parce que c’est aussi une zone de mangrove qui abrite des espèces endémiques (poissons, crustacés, oiseaux et mammifères).

Tout cela, comme on peut le voir, sur le plan ci-dessous, en plein aire urbaine. Entouré de quartiers qui vont du plus populaire au plus chic en passant par les zones commerciales et les aires de loisirs.

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Il s’agit d’une belle image idyllique et qui ferait baver d’envie tout bon urbaniste qui se respecte, un tant soit peu respectueux de l’environnement, par ces temps d’agression permanente à la nature et sous la poussée de la pression immobilière.

Seulement voilà, il en va à Fortaleza comme partout ailleurs et comme le disait si joliment Caetano Veloso «  a força da grana que ergue e destroi coisas belas » et en train de l’emporter petit à petit. Cela commence par des immeubles qui viennent en rogner les bords et cela continue aujourd’hui par ce qui nous préoccupe tant, la déforestation d’une grande partie de ce parc pour faire place à un viaduc censé résoudre les problèmes de circulation de cette ville de presque 3 Millions d »habitants. En voici le projet:

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Je colle ici le cri d’alarme lancée par mon amie Bia Furtado:
A mes amis français, je voudrais vous demander de lire et de diffuser ce texte parmi vos amis, afin que nous puissions dénoncer la violence contre la nature et affirmer notre lutte pour la vie.

Ce qui se passe à Fortaleza, Brésil

« La police expulse les campeurs qui occupaient le parc du Coco à coups de bombes lacrymogènes, et commence l’abattage des arbres.

Vers quatre heures du matin, le Jeudi 8 Août, environ 120 hommes du groupes des opérations spéciales de la Garde Municipale ont délogé de leurs tentes les manifestants qui occupaient le Parc du Coco, à grands renforts de bombes lacrymogènes, de matraques et de flashballs. Selon l’attachée de presse de la Mairie, la police militaire aurait « aidé » à l’évacuation des lieux pour éviter d’éventuels affrontements.

Environ 9 camions et un tracteur ont ensuite débarrassé les lieux des tentes et de tout ce qui appartenait aux campeurs, un peu avant 5 heures du matin. La Mairie a confirmé l’utilisation de bombes lacrymogènes, mais pas de sprays. Pourtant, les manifestants assurent que la police a bien fait usage de ces sprays, en plus des bombes. Daniele, étudiante de 32 ans, a été blessée pendant l’opération, et affirme que la cause en est une grenade de gaz, jeté dans sa tente alors qu’elle dormait. Camila, 23 ans, confirme l’utilisation de spray au sein du campement.

En face, le chef des opérations, Fabio Aquino, a reçu une pierre dans le dos. Les biens des manifestants, qu’il s’agisse des tentes ou des vélos, ont été transportés par des camions municipaux jusqu’à Regional II, selon un fonctionnaire des transports. L’attachée de presse de Regional n’a pas encore confirmé la présence des objets dans les locaux.

La Garde Municipale a ensuite interdit l’accès à la zone, mais les manifestants ont protestés, et la police, dont les membres ne portaient pas d’identification, pourtant obligatoire, a de nouveau eu recours aux bombes lacrymogènes. Pendant ce temps, le tracteur retournait déjà la terre, et les premiers arbres étaient abattus.

Finalement, la police a de nouveau autorisé la circulation autour du parc, sous la contrôle de l’AMC(une sorte de DDE locale), dont les véhicules étaient sur place pour s’assurer du bon déroulement du trafic.

Au cours de l’opération de désoccupation, quatre affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont été enregistrés. Wagner Marinho, activiste du « Grupo Permacultura e Radical », et Adriano, membre de l’assemblée anticapitaliste et étudiant de l’Uece, ont été arrêtés et emmenés au commissariat, en compagnie d’un troisième manifestant. L’avocat des mouvements populaires, Jairo Ponte, s’est immédiatement rendu sur place pour assurer la défense des personnes interpelées. »

Des images de chaos urbain. Alors on est d’accord, au niveau du nombre, on n’y est pas… reconnaissons qu’il n’y a pas grand monde et que les policiers ne sont pas non plus « tout un bataillon »… mais moi ce qui me choque dans ces images c’est l’entrain avec lequel ces policiers tapent sur tout ce qui bouge, des femmes, des vieilles dames mêmes et le sentiments d’impunité et de totale liberté qui semble les habiter. On dirait qu’il n’y a pas de chef et qu’ils sont largués là, au milieu des gens qui manifestent paisiblement, laissant libre court à leurs instincts les plus violents. le rêve de tout policier ???
La Smaff est un concessionnaire automobile, riverain du parc, où se sont réfugiés des manifestants effrayés par la furie policière. Des manifestants ont bien sûr été embarqués (combien vont disparaitre comme Amarildo ??) et beaucoup sont repartis blessés. On commence à parler « d’état d’urgence  » …. « ETAT D’URGENCE » ???  on croit rêver !!

Vidéo  —  Publié: 9 août 2013 dans Politique brésilienne

A l’heure où le Brésil est en effervescence, quand les manifestations spontanées et complètement désordonnées pullulent aux quatre coins du pays, je réanime ce blog.

J’ai beaucoup participé ces derniers jours sur Global Voices, aux traductions des premiers billets qui parlaient des évènements qui ont commencé à Sao Paulo, il y a quelques semaines. Depuis le mouvement à pris de l’ampleur et, même ici, dans notre pays de France, les radios et télévisions commencent à en parler depuis quelques jours. Le but semble avoir été atteint, et cette augmentation du prix des transports publics n’aura pas lieu, elle a déjà été annulée dans un certain nombre de villes.

Mais tout le monde l’a bien compris, il ne s’agissait pas seulement de cette malheureuse augmentation de 0,20 centimes. Et c’est maintenant que les choses sérieuses vont commencer… Ils vont pouvoir s’attaquer au noeud du problèmes (aux noeuds des problèmes!!) qui sont tellement multiples que je ferai un petit topo là-dessus un autre jour. En attendant je voulais juste, pour aujourd’hui, partager deux choses, deux cris du coeur, un extrait de texte:

« Realmente, deve ser muito mais legal pros nossos prefeitos e governantes que o mundo ache que isso aqui é uma festa incessante, uma farra do bundalelê! Onde todo mundo vai trabalhar de biquíni e sunga, sambando no pé e com um sorriso de orelha a orelha, batendo uma bolinha na hora do almoço e voltando pra floresta em um carro alegórico, tudo regado a bastante caipirinha e cerveja gelada. No dia seguinte, tudo de novo, claro!

 tudo tão bom, tão perfeito, que a gente só de sacanagem resolve dar uma aprontada de vez em quando, só pra ver qual é.

Afinal, estamos no Brasil, o malandrão, a potência, a terra do jeitinho. Aqui é tudo tão bom, tão perfeito, que a gente só de sacanagem resolve dar uma aprontada de vez em quando, só pra ver qual é. »

Vraiment, ça doit être un super truc pour nos maires et nos gouvernants que le monde continue de penser  qu’ici, (au brésil) c’est une fête perpétuelle, une bamboula de tous les jours !! Où tout le monde va travailler en bikini ou en bermuda, en dansant la samba avec un sourire affiché jusqu’au oreille, ou en jouant au foot à l’heure du déjeuner avant de monter sur son char de carnaval pour rejoindre sa forêt. Tout cela bien entendu arrosé à la caïpirinha ou la bière glacée. Et le lendemain, tout recommence, évidemment !!

Après tout, nous sommes au Brésil, le pays du malandro, la futuresuperpuissance, le royaume de la débrouillardise. Ici tout est tellement bon, si parfait, que juste pour faire chier un peu, on fout le bordel de temps en temps, juste pour voir ce que ça donne. 

Je crois qu’ils en ont marre qu’on les prenne pour des chèvres!!
Comme le dit aussi cette brésilienne qui vit aux Etats-Unis, après avoir poser la question:
 » Si je vous dis ‘Brésil’, vous me répondez quoi ?? ». Les réponses sont éloquentes et n’étonneront sans doute personne: « Jolies nanas, grosses fesses, Fêtes sans fin, et footeboll (avec l’accent !!! »)

Voici donc la vidéo: No, I’m not going to the Worldcup

Et encore cette dernière,

https://www.facebook.com/photo.php?v=389434401162546&set=vb.100002879697519&type=2&theater

où même si l’on ne comprend pas le portugais, on peut comprendre les graphiques qui comparent le coût d’un homme politique au Brésil par rapport à d’autres pays dont la France. On peut alors mieux comprendre leur colère, si on la compare à leur niveau de vie (pour rappel le salaire minimum et à 675 Réais soit 230 Euros.)

Plusieurs villes sont encore ce soir en plein chaos, ça continue et… »pendant que les champs brûlent, j’attends que mes larmes viennent »….

Vidéo  —  Publié: 20 juin 2013 dans Politique brésilienne

Lorsque le monde s’écroule autour de vous, qu’en Grèce en Espagne ou au Portugal, les mouvements de révoltes tels que les #occupy everywhere s’intensifient, vous êtes en droit de vous poser la question: et nous alors? Lorsque les mineurs espagnols paralysent Madrid et qu’on assiste à l’agonie des grecs avec un sentiment très clair de soulagement d’être pour l’instant épargné, on est en droit de se demander qu’est-ce qui est arrivé au pays de la révolution permanente et de la contestation perpétuelle.

Il est vrai que les derniers mouvements sociaux sur le thème de l’allongement de la durée de vie professionnellen’ont pas donné les effets escomptés, et une certaine lassitude ou à tout le moins un questionnement sur l’utilité des manifestations est apparu sur les réseaux.

 

Alors? Que se passe-t-il sur la blogosphère française?

On vient d’apprendre, non sans surprise, que la France pouvait désormais emprunter à un taux négatif, c’est à dire que les banquier allaient se mettre à payer pour nous prêter de l’argent!! Mais quel est ce monde qui, dans le même temps, asphyxie grecs, espagnols et portugais en nous accordant ses largesses? Quelle direction veut-on donner à l’Europe et quel est le sens du mot solidarité?


Malgré
quelques exemples: (on peut d’ailleurs signer la pétition de soutien aux mineurs espagnols)

 « Le combat des mineurs en défense de leurs emplois constitue un exemple de lutte, de combativité et d’auto-organisation qui doit être soutenu par l’ensemble de la classe ouvrière, par la gauche et par les mouvements sociaux. L’impact de ce combat est en train de susciter une solidarité qui s’étend à tous les secteurs et dans toutes les régions. Il inspire tous ceux et toutes celles qui luttent en ce moment pour s’opposer aux attaques incessantes contre les droits sociaux et les droits des travailleurs. »

 et:

 « Nous sommes des millions. Le mouvement est suivi dans toute l’Europe avec des manifestations en Grande-Bretagne ou encore en Grèce sous le slogan «People of Europe, Rise Up» (Peuples d’Europe, soulevez-vous !). »


Les gestes semblent bien peu nombreux et le peuple de France ressemble à cet homme tombant du 17è étage d’un immeuble se répétant pour lui-même « jusqu’à présent, tout va bien ». Même si, comme on peut le voir sur le
site de l’en-dehors, l’immeuble est sans doute occupé, par des:

« expulsés, des mal-logés, des énervés, des chômeurs, des précaires, ou des enragés sociaux »…

Si, donc, les manifestation ne servent plus à rien, se heurtant à la rigide réalité de la loi des marchés, que reste-t-il au bas-peuple pour faire entendre sa voix?

Des idées ont bien été lancées il y a quelques temps, par un ex-footballeur, Eric Cantonna, qui proposait que nous allions tous retirer notre argent de la banque afin que le système bancaire tout entier s’écroule. A voir le soulagement affiché par les médias grand-publics et les politiciens de l’époque quand finalement il n’a pas été suivi le jour convenu, il avait sans doute bien touché une corde sensible. L’activiste, Caleb Irri, faisaient aussi des propositions sur son blog: « Quelques pistes pour un grève générale pas comme les autres ».
On assiste en ce moment, à l’affrontement de deux modes de pensée. D’un côté les partisans de l’austérité pour vaincre la crise, représenté par les instances européennes et déjà ressentie par nos amis grecs, espagnols et portugais, de l’autre, ceux de la croissance dont le porte-étendard semble être le nouveau gouvernement français. « Semble », car il faut encore attendre et voir…

Donc, la croissance.


Il n’est, bien entendu, pas question de faire ici, ce que nos analystes politiques font très bien (ou très mal, c’est selon!!), mais plutôt de porter un regard critique sur cette échappatoire que toute l’Europe voit désormais comme la seule porte de sortie à la crise qui renvoie dans la misère une bonne partie de nos concitoyens. Est-il besoin de rappeler le vieil adage « dans un monde fini..la croissance ne peut être infinie » édicté en 1972, déjà, par un groupe d’économiste du MIT, dont les résultat sont connus sous le nom de « 
rapport Meadows » et qui vient d’être réédité en français avec quelques petites adaptations.
La croissance en soi porte des rêves d’égalités sociales tels que l’on peut les attendre d’une société en bonne santé. L’accès à la propiété pour tous, l’accès aux soins, l’accès à l’emploi, bien entendu, et pourquoi pas, l’accès aussi au superflu… à toutes ces belles choses vantées à longueurs d’antennes sur nos écrans préférés. Mais notre société, justement, est-elle en bonne santé? Les choix que nous avons faits sont-ils les bons? Sans même parler des pays émergents qui réclament, et comment pourrait-on leur en nier le droit, l’accès à notre modèle de société si fortement érigé en Nirvana depuis des décennies. Qui sommes-nous pour leur dire aujourd’hui: « non, attendez, on s’est trompé, c’est pas la bonne solution, tout ça nous emmène droit dans le mur !! ». C’est pourtant bien ce que dit Pierre Rabhi, paysan-philosophe et peu soupçonnable de néo-colonialisme, dans cette
longue interview :

« La croissance est un problème, pas une solution, si nous nous accrochons à notre modèle de société, c’est le dépôt de bilan de la planète. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie ».

Alors, la sobriété heureuse


Il s’agit, dès lors, de trouver d’autres solutions, et dans cette « 
sobriété heureuse », les initiatives populaires sont nombreuses. Les « monnaies complémentaires » expérimentées à Toulouse, par exemple, les « Amap », qui peinent pourtant à trouver des clients, les sites d’échanges et de partages qui prolifèrent sur la Toile, en sont quelques exemples. On peut d’ailleurs suivre ce lien pour un agenda complet des alternatives de l’été: tout un programme pour les « objecteurs de croissances » !!


Sur Twitter, le mot-clé
#A.Décroissance est assez prolifique en initiatives tous azymuts:


« 
#occupyfakeDemocracy »

« Des indicateurs alternatifs de « richesse » : lesquels ? et pour quels usages ? »

« Des préfectures autorisent la consommation d’eau potable polluée »


A son niveau, le réseau social des Colibris est aussi une belle idée. Le nom est tiré d’une vieille légende amérindienne dépoussiérée pour l’occasion:


« 
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !» Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »


Le site propose une série de
fiches pratiques:


« 
Se nourrir, se loger, éduquer, se fournir en énergie, se déplacer : découvrez 21 fiches pratiques, des témoignages d’acteurs engagés, pour vous aider étape par étape, à transformer votre territoire. »


Voilà le mot de la fin, chacun, à son petit niveau et avec toutes ses contradiction, peut, comme le colibri, aider à éteindre le feu. L’Europe est en feu? Voyons ce que nous pouvons faire pour l’éteindre.

En passant  —  Publié: 20 juillet 2012 dans Non classé

Dépoussiérage

Publié: 18 juillet 2012 dans Non classé
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Combien de temps que je ne publie rien ici ?? Pfiuu !! Quelle désolation !!!
Va falloir enlever les toiles d’araignées !!!! Bon je prépare un truc et je poste à la suite…..

il faut les changer périodiquement et…. pour les mêmes raisons !!!! De Eça de Queiroz, grand écrivain et diplomate portugais, décédé à l’orée du siècle passé. C’est bref, c’est net, et c’est précis… on comprend bien ce que ça veut dire !! Ou faut-il faire un dessein ???

C’était la phrase du jour !!!!

Bankrun 2010. Une révolution ??

Publié: 29 novembre 2010 dans Non classé

ça y est! Le mot est lâché! Depuis que j’ai entendu parler de « l’appel du 8 octobre » à Nantes, lancé par Cantona, je ne peux plus m’empêcher d’y penser… Imaginons un instant, tout le monde retire ses petits sous de la banque le 7 décembre, date proposée par un collectif auto-proclamé (ils sont deux??) visible ici… belle vision, n’est-ce pas??

Pourtant, depuis quelques temps, l’idée est dans l’air, chez Caleb irri, par exemple, qui relaie déjà l’idée dès le 12 octobre, dans un article intitulé à juste titre la peur des banques. Depuis, l’idée fait son chemin, elle est relayée un peu partout et jusque sur le petit écran où là, quand même, elle prend du plomb dans l’aile. Bon j’ai pas tout vu, hein! je passe pas ma vie devant la lucarne, mais le peu que j’en ai vu, c’est par exemple chez Franz-Oliver Machin, samedi soir, avec Tapie dans le rôle du dédaigneux… C’est marrant ce Tapie, j’arrive pas à le haïr… avec sa grande gueule, je suis à contre-cœur, bien souvent en phase avec ce qu’il dit… mais là!!! Je peux pas!!! La posture de celui qui dit (et c’est le discours de la majorité de ceux qui n’appuie pas l’idée): « C’est inconscient de la part de Cantona qui, lui, a bien profité du système et en profite encore… Comment ils vont faire, les pauvres, pour retirer leur argent, s’ils n’en ont pas??? »

Et tout le monde sur le plateau d’opiner du chef!!! D’un air entendu (nous on est plein d’tunes, on s’en fout!!)

Qu’ils se rassurent, le 7 décembre ne devrait pas chambouler de trop leurs comptes en banque!! Quoique??
La question qui restera en suspens jusqu’au jour fatidique, commence semble-t-il à en faire trembler quelques-uns.

La « fameuse » crise qui est en train de balayer l’Europe s’arrêtera-t-elle à nos frontière, tel le nuage de Tchernobyl??
Ouiiii! Que l’on se rassure la France ne court aucun risque. Dormez tranquille braves gens!!!

Cependant, lorsque l’on voit avec quelle facilité un pays peu s’effondrer autour de nous, on est en droit de se demander ce qu’il en est du système bancaire (qui est apparemment en convalescence ces temps-ci!!).

Une petite pichenette suffirait-elle à tous faire s’écrouler??? Ben comme au Poker, faut payer, pour voir… et ne serait-ce que par curiosité, je pense que je vais tenter l’expérience le 7 décembre.

N’étant pas un économiste chevronné, je ne me risquerai pas à dire si cette éventualité est envisageable (de chambouler, à nous tous seuls, les pauvres, le système bancaire) ni même si elle est possible (tant les chiffres que l’on nous assène à longueur de journaux sont inimaginables, pour nous pauvres mortels).

Toutefois, ce que je peux me risquer à dire, c’est que « les ceuss » qui tiennent les « rênes du pouvoir » ou les « cordons de la bourse » si l’on préfère, n’en savent pas beaucoup plus que moi, même s’ils passent leur temps (oh combien précieux!) à essayer de me convaincre du contraire. J’en veux pour preuve les multiples mesures « que nous avons eu le courage nécessaire » de prendre en vertu des « pouvoirs qui nous ont été conférés par les français » et qui vont, « c’est une certitude » résoudre tous les problèmes auxquels notre « pauvre petit pays est confronté, dans ce monde globalisé » où tous les chinois se cachent au coin du bois pour nous voler « nos parts de marchés si durement acquises » et déferler sur notre territoire pour nous voler nos « emp’ois »!!! Bref! toutes ces mesures, disais-je, se révèlent par la suite au mieux, inopérantes, au pire, à double-tranchant ou à effets pervers (mais de celui-à on ne parle pas!!), et d’ailleurs dans la plupart des cas, elles sont retirées, sans tambour ni trompettes, et le bon peuple, qui a la mémoire courte, n’y voit que du feu.

La règle du jeu général, semble bien être, comme dans notre cas, on tente un truc… et on voit après ce que ça donne!!!

Caleb arri se penche justement sur « l’après 7 décembre« . Une fois les banques à genoux, on fait quoi??

On pense, on réfléchit… et pour l’instant on ne sait pas trop, on n’ose pas rêver… la révolution ne se gère pas… elle se vit!!!!

Rendez-vous, donc, la semaine prochaine (et n’oubliez pas de faire des provisions en prévision du « grand soir » qui s’annonce!) et réglez, d’ors et déjà votre facture de chauffage, ça caille sec ces temps-ci, c’est pas parce qu’on fait la révolution qu’on est obligé de se peler les miches!!!!